... et moi j'écrase mes mots humides

dans le cendrier d'un bleu acharné
.

extrait de : "J'écrase" dans La Nuit Remuée

par EZ

mardi 23 août 2016

Perte partagée

dire dans une autre langue
cet océan de peines
qui fracasse toutes pensées

dire dans le silence
l'absence impitoyable
qui hante l'éternité


à chaque feuille tombée
à chaque souffle inachevé
à chaque futur brisé

loin , loin, loin,
je ne sais plus qu'être
noyée dans tes larmes

je ne sais plus qu'écrire  si pauvrement
que toujours sur nos lèvres
chantera son âme brillante

un  rayon de lumière
trop vite éteint
un cœur, une  vie

Dans la douleur insondable 
reste la mémoire persistante
de cet amour  terrestre



samedi 20 août 2016

Clignements par François CORVOL sur son sîte Décadences

/http://decadences.net/clignements/

 un extrait

 (...)

Mon chat
expert en aller-retours
ne déteste rien tant
que les portes closes
et moi
son maître fidèle
je n’aime rien tant
que les lui ouvrir
ce faisant il me semble
que je déploie son univers
– À moins qu’il ne s’agisse du mien –  (...)



nota : souvent je retourne lire en douce dans mes blogs préférés  et trop souvent, je me délecte sans rien dire Mais parfois, je kopikole 'juste pour ne pas, et encore ..."

mercredi 6 juillet 2016

Mitoyen par Morgan Riet


Derrière le mur
un autre jardin –
Ses arbres qui débordent
dans le nôtre.
Aux nuages
absents
je m’adosse,
écopant à l’infini
du contemplatif
l’ondoiement métronome de leurs branches,
toute cette verdure
;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;en crue
que syncopent
;;;;;;;;;;;;;;;;ramages.
Derrière les mots
et bien des heures mortes,
le réel, ce soir,
a gagné, dirait-on,
;;;;;;de l’entrain.


 à retrouver sur :

https://cheminsbattus.wordpress.com/2016/06/12/mitoyen/ 

samedi 2 juillet 2016

sans titre

sous leurs peaux
les plumes noires
bruissent
 
pesanteur de ce monde
un cri comme un sacrifice
sur l'hôtel anonyme

je vois sous les apparences
fraîches
les becs acérés


fuir dans l'immobilité
s'effacer des regards
s'oublier

mais le bruissement existe
qui envahit l'espace
toutes ces plumes noires

si je pouvais
d'un rayon clair
je déchirerai leurs ailes

jusqu'à l'aube
oui
jusqu'au bout de ta nuit

comme un dieu généreux
enivré de prières
je défendrai ton sourire







mercredi 8 juin 2016

Si je suis de ce monde par Albane GELLé


 Extrait p 12

"Tenir en respect monstres épines malgré nos tailles minuscules boiteries pansements chaque coin de rue les jambes en attendant debout"


Extrait p 37

" Tenir des livres dans ses bras voyagés là posés plantés poussant du sol piles renversées égratignées paquets de phrases portées debout "

Isbn 978 2 84119 180 5 CHEYNE Editeur 2008

lundi 18 avril 2016

Matière noire

je m'interroge sur l'urgence
qui questionne
comme un vertige
sur toute cette nouvelle matière
noire
parallèle au vide

difficile de ne pas sombrer
ailleurs
que dans les métaphores
quand je voudrais figer
quelques bons mots
pour ce futur incertain

je m'interroge sur la poussée
qui crie à l’expansion
quand nul œil ne l'envisage
que l'imaginaire
et peut-être oui peut-être
le battement d'un cœur
qui se pense  unique
solitaire


lundi 14 mars 2016

Par coeur

je te le dis j'irai encore
repoussant la couverture grise
toutes ces pensées cotonneuses
plus anonymes que jamais
j'irai toujours du même pas
nonchalant
j'irai malgré ma lassitude
dire les mots choisis
avec exactitude
dans la lenteur du temps
je te le dis, j'irai
sans affolement
droit sur ce précipice
qu'est la mémoire usée
mais répétant encore
les mots choisis

je te le dis.